Proverbes et citations

Byron (George Gordon, lord) - citations

Byron, George (1788-1824), connu sous le nom de lord Byron. George Gordon Byron est né, affligé d'un pied déformé, à Londres le 22 janvier 1788. Il avait à peine trois ans lorsque son père mourut. Il fut alors élevé dans la misère par sa mère, femme passionnée, tyrannique et déséquilibrée. En 1798, il hérita du titre de son grand-oncle William et du domaine de Newstaed Abbey dans le comté de Nottingham. Élève à l'école publique de Harrow (1801-1805), il y apprit le grec et le latin, puis mena à l'université de Cambridge une vie dissipée. En 1807 parut son premier recueil de vers, Heures de loisir, série de poésies originales et traduites, reçu par une critique négative de la Revue d'Édimbourg. La même année, il occupa son siège à la Chambre des lords et entreprit, le 2 juillet, un "grand tour" qui le mena au Portugal, en Espagne, à Malte, en Albanie et en Grèce, où il demeura jusqu'en avril 1811. Byron établit sa réputation en publiant, en 1812, les deux premiers chants du Chevalier Harold, inspirés de son voyage en Méditerranée et en Orient. Sous les traits de Childe Harold, pèlerin solitaire et blasé, marqué par une mystérieuse culpabilité, Byron parut incarner le "mal du siècle". À travers l'Europe entière, le succès fut inouï. Grisé par sa soudaine popularité, adulé par ses admiratrices, Byron entama alors une carrière mouvementée de séducteur, tout en se prenant, en 1813, d'une passion coupable pour sa demi-sur Augusta. Il cultiva la légende romantique en publiant, la même année, quatre contes orientaux (le Giaour, la Fiancée d'Abydos et, en 1814, le Corsaire et Lara) dont le succès ne suffit pas à redresser sa déplorable situation financière. Byron se réfugia alors dans le mariage, épousant en 1815 une riche héritière, Anna Isabella Milbanke, qui lui donna une fille Augusta Ada (seul enfant légitime de Byron), mais le quitta aussitôt après, en 1816. Ce scandale, auquel s'ajouta l'accusation d'inceste, le mit au ban de l'aristocratie londonienne et le contraignit à l'exil (1816). À Genève, où il s'installa, il se lia d'amitié avec les Shelley et Claire Clairmont (la belle-sur de Shelley), qui lui donna une fille, Allegra. Il rédigea le troisième chant du Chevalier Harold et un poème narratif, le Prisonnier de Chillon (1816). Il s'établit ensuite à Venise où, de 1816 à 1819, il écrivit un drame Manfred (1817), qui fit l'objet d'une correspondance avec Goethe, les deux premiers chants de DonJuan (1818-1819) et le quatrième et dernier chant du Chevalier Harold (1818). À Venise encore, il composa Beppo (1818), conte vénitien influencé par les burlesques italiens, Mazeppa (1819), deux mystères Caïn (1821) et le Ciel et la Terre (1823), et deux tragédies, Marino Faliero et Sardanapale (1821). Il était à Pise en 1822, lorsque décéda sa belle-mère, lady Nl Milbanke, qui lui laissa en héritage la moitié de sa fortune. Accablé par les deuils, perdant en 1822 sa fille Allegra, affaibli par la malaria, il s'embarqua en juillet 1823 pour la Grèce, gagna Missolonghi où il organisa les différentes factions du mouvement de libération de la Grèce en lutte contre les Turcs. Nommé commandant en chef des forces armées grecques en janvier 1824, Byron, terrassé par une fièvre, mourut à Missolonghi, trois mois plus tard.

Dans l'espoir de mériter le ciel en faisant de la terre un enfer.

Dans sa première passion, la femme aime son amant, et dans toutes les autres, tout ce qu'elle aime est l'amour.

Dans tout son carquois, le Diable ne possède aucune flèche qui puisse percer le coeur comme le fait une douce voix.

Et si je ris de toute chose ici-bas,
C'est afin de n'en pas pleurer.

L'argent est la lampe d'Aladin.

Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur, le souvenir de la douleur est de la douleur encore.

Les épines que j'ai recueillies viennent de l'arbre que j'ai planté.

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