Proverbes et citations

Feydeau (Georges) - citations

Feydeau, Georges (1862-1921), auteur dramatique français qui, en le renouvelant, porta l'art du vaudeville à une sorte de perfection technique. Il naquit à Paris dans un milieu artistique: son père, Ernest Feydeau, était déjà un écrivain célèbre, ami de Flaubert. Dès l'âge de sept ans, il commença à écrire des pièces et abandonna tôt ses études pour se consacrer au théâtre, d'abord comme acteur, puis comme auteur de monologues, comme régisseur (au théâtre la Renaissance entre 1884 et 1886), puis comme critique dramatique. En 1882, il fit représenter sa première pièce au casino de Rosendaël. Après des débuts difficiles, il rencontra un immense succès grâce à son art du vaudeville (Champignol malgré lui, 1892; Un fil à la patte, 1894; la Dame de chez Maxim, 1899; la Main passe, 1904; la Puce à l'oreille, 1907; Occupe-toi d'Amélie, 1908). En 1919, il fut victime de troubles psychiques, dus à la syphilis et fut admis dans une maison de santé de Rueil. En 1921, ses funérailles furent suivies par une foule immense venue lui rendre hommage.

Ah! si on pouvait voir les femmes vingt ans après, on ne les épouserait pas vingt ans avant.

C'est avec les sourds qu'on s'entend le mieux.

Cette femme est si gigantesque qu'il faut un album spécial pour mettre ses photographies.

Comment veux-tu que je te comprenne!.. Tu me parles à contre-jour.

Dans n'importe quel ménage, quand il y a deux hommes, c'est toujours le mari qui est le plus laid.

En amour, quand elles s'y mettent, ce sont les femmes du monde qui font le moins d'embarras.

Il n'y a pas un drame humain qui n'offre quelques aspects très gais.

Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit qu'on peut-être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.

Il n'y a rien de menteur comme un homme, si ce n'est une femme.

Il suffit qu'un homme donne le bras à la femme aimée pour qu'il paraisse piteux et ridicule.

J'aime encore mieux du sale argent qu'on a que du propre argent qu'on n'a plus.

Je ne peux supporter la douleur que quand elle ne fait pas souffrir.

L'amour propre et l'amour, ça ne va pas ensemble. Si même il y en a un qu'on appelle propre, c'est pour le distinguer de l'autre, qui ne l'est pas.

L'amour, ça demande le plein feu. Ce n'est pas une chose qu'on entretient au bain-marie.

L'homme est fait pour la femme. La femme est faite pour l'homme... surtout en province, où il n'y a pas de distraction.

La chambre commune, c'est la sauvegarde de la fidélité conjugale. C'est même ce qui fait la force des unions libres.

La paresse est la mère miraculeuse du travail... parce que le père est totalement inconnu.

Le grand tort que nous avons, nous autres femmes, c'est, pour amant, de chercher toujours un homme que nous aimons, alors que la vérité serait d'en chercher un qui nous aime.

Le mariage est comme une partie de baccarat: tant que vous avez de la veine, vous gardez la main.

Le mariage est l'art difficile, pour deux personnes, de vivre ensemble aussi heureuses qu'elles auraient vécues seules, chacune de leur côté.

Les femmes ne vous permettent pas de les lâcher quand vous en avez assez d'elles. Elles vous le permettent quand vous n'avez plus assez pour elles.

Les joies de la famille sont si délicates qu'il faut être seul pour bien les apprécier.

Les maris des femmes qui nous plaisent sont toujours des imbéciles!

L'amant a le devoir de se laisser tuer s'il tient à montrer qu'il sait vivre.

L'amant c'est l'artiste de l'amour. Le mari n'en est que le rond-de-cuir.

L'argent ne fait pas le bonheur. C'est même à se demander pourquoi les riches y tiennent tant.

Moi, je trouve qu'on doit avoir les mêmes égards pour sa maîtresse que pour sa légitime. Par conséquent, je la trompe!

On peut changer d'affection! Le coeur ça se déplace.

Quand une femme parle, c'est pour ne rien dire. Donc, quand elle ne dit rien, c'est qu'elle parle.

Qu'importe la robe! Que regarde-t-on? L'écrin qui contient le diamant?

Sache toujours ce que tu dis et dis rarement ce que tu fais.

Si les maris pouvaient laisser leurs femmes avoir un ou deux amants pour leur permettre de comparer, il y aurait beaucoup plus de femmes fidèles.

Si tu veux l'oubli, ne cherche pas à oublier.

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