Proverbes et citations

Calvin (Jean) - citations

Calvin, Jean (1509-1564), théologien, réformateur, humaniste et pasteur français. Né Jean Cauvin à Noyon, en Picardie, il reçut une instruction classique à Paris aux collèges de la Marche et de Montaigu. Encouragé par son père à faire des études de droit, il suivit les cours des universités d'Orléans et de Bourges. Sous l'influence de son professeur de grec, un réformé du Wurtemberg, il découvrit avec intérêt les mouvements humanistes et réformateurs, et entreprit l'étude de la Bible en grec. À la mort de son père, en 1531, il abandonna le droit pour l'étude des lettres. Dès l'année suivante, il publia un commentaire du De clementia de Sénèque, dont l'insuccès l'amena à se tourner vers la théologie. En 1533, il rédigea, pour le recteur de l'université de Paris Nicolas Cop, un discours favorable aux idées de la Réforme qui leur valut une condamnation du parlement et les obligea tous deux à fuir Paris. Suite à l'affaire des "placards" (des affiches en faveur de la Réforme avaient été placardées jusque sur la porte de la chambre du roi), François Ier déclencha les premières persécutions contre les protestants. Afin de prendre leur défense, Calvin rédigea, d'abord en latin, sa Christianae Religionis institutio (1536). Après un passage de deux ans à Genève, Calvin s'installa à Strasbourg, où il eut la charge de la communauté protestante française ayant fui les persécutions du royaume (1538-1541). Il y poursuivit son œuvre théologique et y publia les premiers de ses commentaires sur la Bible. À Strasbourg, il rencontra et épousa une veuve, Idelette de Bure, dont il eut un enfant, mort en bas âge. Sa femme mourut à son tour en 1549. En 1541, Farel et les Genevois le convainquirent de revenir dans la ville pour y diriger la réforme de l'Église et de la cité. Son premier travail fut de rédiger les Ordonnances, qui furent adoptées comme constitution par le conseil de la ville et qui fixèrent durablement le cadre de l'organisation des Églises presbytériennes. Il s'attacha aussi à développer l'enseignement: le couronnement de son action fut la fonction de l'Académie de Genève, université internationale de formation des pasteurs dont le premier recteur fut Théodore de Bèze. Cependant, les réformes de Calvin se heurtèrent, à Genève même, à l'hostilité de quelques grandes familles que son rigorisme rebutait, dont celle d'Ami Perrin, ambassadeur de la ville auprès du roi de France. Calvin dut également assumer plusieurs affrontements théologiques et politiques contre diverses tendances du protestantisme. Le plus dramatique de ces conflits l'opposa à l'humaniste Michel Servet, lequel fut finalement condamné au bûcher par le conseil de Genève en 1553. À cette époque, la ville vivait presque constamment sous la menace des troupes catholiques du duc de Savoie. Durant les dernières années de sa vie, Calvin, finalement devenu citoyen de Genève quatre ans avant sa mort, se consacra à l'étude et à l'enseignement. Il encouragea l'usage du français dans les églises et fut à l'origine de diverses réformes sociales (hôpitaux, diaconat des pauvres).

Ainsi en est-il des reliques: tout y est si brouillé et confus, qu'on ne saurait adorer les os d'un martyr qu'on ne soit en danger d'adorer les os de quelque brigand ou larron, ou bien d'un âne, ou d'un chien, ou d'un cheval.

C'est chose notoire que l'homme ne parvient jamais à la pure connaissance de soi-même jusqu'à ce qu'il ait contemplé la face de Dieu, et que, du regard de celle-ci, il descende à regarder soi.

C'est la ruse ordinaire de Satan de corrompre et abâtardir par tous moyens qu'il peut la bonne semence de Dieu, afin qu'elle ne mûrisse point pour apporter fruit.

C'est quasi le propre de la parole de Dieu, que jamais elle ne vient en avant, que Satan ne s'esveille et escarmouche.

Il faut que nous ayons un coeur bien dompté, devant que pouvoir profiter en l'école de Dieu.

La majesté de Dieu est trop haute pour dire que les hommes mortels y puissent parvenir, vu qu'ils ne font que ramper sur la terre comme petits vers.

La vraie pénitence est ferme et constante: pourtant, elle nous fait, non pas pour un jour ou une semaine, mais sans fin et sans cesse, batailler contre le mal qui est en nous.

Les païens ont bien connu qu'il y avait quelque divinité souveraine, mais ils ont toujours voulu avoir une garenne de petits dieux à leur porte.

Nous ne sommes que terre et poudre et toutes nos vertus ne sont que fumée qui s'écoule et s'évanouit.

Sachons que Dieu nous met devant les yeux autant de miroirs de sa vengeance pour nous faire priser la dignité et excellence de son Evangile.

Si on nous apporte sous le titre de l'esprit quelque chose qui ne soit contenue en l'Evangile, ne le croyons pas.

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