Proverbes et citations

Retz (Jean-François Paul de Gondi, cardinal de) - citations

Retz, cardinal de (1613-1679), homme politique et écrivain français qui rapporta dans ses Mémoires sa destinée exceptionnelle. Paul de Gondi, futur cardinal de Retz, fut destiné à accéder au siège archiépiscopal de Paris, que son oncle occupait. Il fut ainsi orienté vers des études de théologie, qu'il réussit brillamment. Pourtant, il s'intéressait beaucoup plus aux conspirateurs et aux héros de l'Antiquité qu'aux saints hommes. À vingt ans, il écrivit un petit ouvrage sur le conspirateur Gian Luigi Fiesco (1655). Il avait déjà choisi une voie bien différente de celle qu'on avait prévue pour lui. Il participa en 1636 à la conspiration menée par le comte de Soissons contre Richelieu. Il dut attendre la mort du cardinal et de Louis XIII pour être nommé coadjuteur de l'archevêque de Paris par la régente Anne d'Autriche, en 1643. Sa réputation d'agitateur lui attira très tôt de fortes inimitiés. Quand débuta la Fronde, en 1648, il fut au premier rang des frondeurs contre Mazarin, essayant d'imposer son autorité aux différents groupes d'insurgés. En 1650, il s'allia à la reine contre Condé; lorsque celui-ci fut défait par Turenne, Paul de Gondi devint cardinal. Mais au retour de Mazarin, quand la Fronde reprit, il fut désavoué et emprisonné. En 1654, il devint de droit successeur de son oncle, décédé, sur le siège archiépiscopal. Mazarin réclama sa démission, en vain. Retz réussit à s'évader de sa prison, et trouva refuge en Espagne, en Italie, en Flandre enfin. Il mena une vie errante jusqu'à la mort de Mazarin. Il accepta alors de démissionner du siège d'archevêque, réclamant en échange l'abbaye de Saint-Denis et l'autorisation de revenir en France. Exilé dans son château de Commercy, il fut chargé de participer aux conclaves en 1662, 1665, 1668, 1670. Puis il se consacra à l'écriture des Mémoires. Témoignage historique important, cet ouvrage est parfois plus une reconstruction de sa vie qu'une fidèle narration. Œuvre agréable à lire, spontanée, libre, mais aussi séditieuse et favorable à l'esprit de révolte, elle n'a pas arrangé la réputation de ce conspirateur. Elle fut publiée pendant la Régence (1717).

L'expérience nous fait connaître que tout ce qui est incroyable n'est pas faux.

Lorsqu'on compte ses ancêtres, c'est qu'on ne compte plus.

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