Proverbes et citations

Céline (Louis Ferdinand Destouches, dit Louis-Ferdinand) - citations

Céline, Louis-Ferdinand (1894-1961), écrivain français, qui se révéla, dans son œuvre nihiliste et virulente, un des plus grands stylistes du XXème siècle. Issu d'un milieu modeste, Louis-Ferdinand Destouches passa son enfance dans les quartiers populaires de Paris. Engagé volontaire lors de la Grande Guerre, il en revint grièvement blessé, avec le sentiment d'avoir expérimenté la "vacherie universelle". De retour à la vie civile, il mena à bien des études de médecine puis effectua pour le compte du service d'hygiène de la Société des Nations deux missions médicales aux États-Unis et en Afrique. En 1927, il composa une pièce de théâtre, l'Église, qu'il ne put faire éditer. L'année suivante, il ouvrit un cabinet à Clichy, où il exerça jusqu'à la Seconde Guerre mondiale en qualité de "médecin des pauvres". Durant ses insomnies, il écrivit Voyage au bout de la nuit, qui connut, dès sa parution, en 1932, une publicité retentissante. Le même souffle épique se dégage de Mort à crédit (1936), qui suscita à son tour le rejet ou la fascination. Ce chef-d'œuvre anticonformiste et profondément désespéré fut accompagné la même année, au retour d'un voyage en URSS, du pamphlet anticommuniste, Mea culpa. Suivirent de violents écrits antisémites (Bagatelles pour un massacre, 1937; l'École des cadavres, 1938; les Beaux Draps, 1941), qui furent largement diffusés sous l'Occupation. En 1944, cherchant à devancer la victoire des Alliés, il rejoignit le gouvernement de Vichy en exil à Sigmaringen dans l'idée de se réfugier au Danemark, où, suspect aux yeux des Allemands comme il le sera aux yeux de ses compatriotes, qui verront en lui un dangereux collaborateur, il fut emprisonné quelques mois. Après avoir traversé l'Allemagne en ruine, il rejoignit Copenhague, où il fut à nouveau jeté en prison (1945-1947). Rentré en France en 1951, il ouvrit un cabinet médical à Meudon. Il rédigea encore une trilogie romanesque (D'un château l'autre,1957; Nord, 1960; Rigodon, posth., 1968), étonnante évocation hallucinée de sa fuite à travers l'Allemagne dévastée par la défaite. On publia après sa mort en 1961 le Pont de Londres (posth., 1964).

C'est des hommes et d'eux seulement qu'il faut avoir peur, toujours.

C'est un garçon sans importance collective, c'est tout juste un individu.

Ce monde n'est qu'une immense entreprise à se foutre du monde.

Dans l'Histoire des temps la vie n'est qu'une ivresse, la Vérité c'est la Mort.

Faire confiance aux hommes, c'est déjà se faire tuer un peu.

Je ne veux pas que la mort me vienne des hommes, ils mentent trop! ils ne me donneraient pas l'Infini!

L'amour, c'est l'infini mis à la portée des caniches.

L'âme, c'est la vanité et le plaisir du corps tant qu'il est bien portant.

La beauté, c'est comme l'alcool ou le confort, on s'y habitue, on n'y fait plus attention.

La conscience n'est dans le chaos du monde qu'une petite lumière, précieuse mais fragile.

La vie c'est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit.

La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde, c'est la mort.

Les enfants c'est comme les années, on ne les revoit jamais.

On choisit parmi les rêves ceux qui vous réchauffent le mieux l'âme.

On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresse.

Quand la haine des hommes ne comporte aucun risque, leur bêtise est vite convaincue, les motifs viennent tout seuls.

Quand on n'a pas d'imagination, mourir c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop.

Si les gens sont si méchants, c'est peut-être seulement parce qu'ils souffrent.

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