Proverbes et citations

La Fayette (Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de) - citations

La Fayette, Madame de (1634-1693), romancière française. Née Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, la comtesse de La Fayette est issue d'une famille de petite noblesse de robe. En 1649, elle perdit son père et le remariage de sa mère avec le chevalier de Sévigné, qui fut frondeur, entraîna le départ de la famille en Anjou (1652). Cet exil n'empêcha pas la carrière mondaine et littéraire de la future Mme de La Fayette. Dès 1651, elle devint, grâce à la protection de sa marraine, la duchesse d'Aiguillon, demoiselle d'honneur de la reine mère Anne d'Autriche, ce qui lui permit d'entrer en relation avec l'aristocratie du temps: elle fut présentée à Henriette de France et à sa fille (Henriette d'Angleterre, qui épousa le frère de Louis XIV en 1661), se lia avec Mme de Sévigné (1657), et fréquenta le salon de Mme du Plessis-Guénégaud. Ayant épousé le comte de La Fayette (1655), elle vécut avec lui sur ses terres d'Auvergne jusqu'en 1660, date à laquelle elle revint à Paris. Dans le salon qu'elle y tint, elle reçut Gilles Ménage, qu'elle rencontra en 1651 et qui tomba amoureux d'elle, Pierre Daniel Huet, Jean de Segrais et le duc de La Rochefoucauld, avec qui elle noua, en 1665, une relation d'amitié qui ne s'éteindra qu'à la mort de celui-ci (1680). Ces intellectuels contribuèrent à former et à exercer son esprit. Familière des salons littéraires de la capitale, citée dans le Dictionnaire des précieuses (1660) de Somaize, Mme de La Fayette ne tarda pas à s'adonner à la littérature. En collaboration avec Ménage, elle composa d'abord une nouvelle, la Princesse de Montpensier, (1662) que, par souci de son rang, elle fit paraître anonymement (il n'était pas d'usage, au XVIIème siècle, qu'un aristocrate, et surtout une femme, publiât un roman). Vraisemblablement en collaboration avec La Rochefoucault, elle écrivit ensuite Zaïde (1669-1670), que signa Segrais. Enfin, en 1678, elle publia, sous l'anonymat, la Princesse de Clèves. Assez vite attribué à Mme de La Fayette, cet ouvrage passe pour le chef-d'œuvre du roman classique et pour le modèle du roman d'analyse psychologique. Mme de La Fayette mourut en 1693.

Il n'y a de passions que celles qui nous frappent d'abord et nous surprennent; les autres ne sont que des liaisons où nous portons volontairement notre coeur. Les véritables inclinaisons nous l'arrachent malgré nous.

Il n'y a point de femme que le soin de sa parure n'empêche de songer à son amant.

Je suis si persuadée que l'amour est une chose incommode que j'ai de la joie que mes amis et moi en soyons exempts.

Les passions peuvent me conduire, mais elles ne sauraient m'aveugler.

On ne connaît point les femmes, elles ne se connaissent pas elles-mêmes, et ce sont les occasions qui décident des sentiments de leur coeur.

On ne peut exprimer le trouble qu'apporta la jalousie dans un coeur où l'amour ne s'était pas encore déclaré.

Quand on croit être heureux, vous savez que cela suffit pour l'être.

Toutes mes résolutions sont inutiles; je pensais hier tout ce que je pense aujourd'hui et je fais aujourd'hui le contraire de ce que je résolus hier.

Page précédente | Retour au sommaire des citations par auteurs | Page suivante