Proverbes et citations
 
 

Louys (Pierre Louis, dit Pierre) - citations

Lou˙s, Pierre (1870-1925), poète et romancier français, marqué par l'influence du Parnasse, qui composa plusieurs ouvrages d'un érotisme raffiné. Né à Gand, Pierre Louis, dit Pierre Lou˙s étudia à l'École alsacienne de Paris, et se lia d'amitié avec son condisciple André Gide. Très tôt attiré par le monde des lettres, il fréquenta d'abord les poètes du Parnasse: il épousa une fille de José Maria de Heredia et recontra Leconte de Lisle. Il fonda une revue, la Conque, où furent publiés des textes de Gide, Mallarmé, Valéry et Verlaine. Ses premiers vers, érotiques et précieux, empruntent la forme des poèmes lyriques grecs; ils parurent en 1893 dans le recueil Astarté. Son deuxième recueil, les Chansons de Bilitis (1894) est resté célèbre en tant que supercherie littéraire: Lou˙s prétendait avoir traduit ces poèmes du grec et les attribuait à une poétesse de l'âge lyrique. Claude Debussy en tira trois compositions musicales. Son premier roman, Aphrodite, mœurs antiques (1896), exprime le culte de la beauté formelle. Des passages licencieux, une peinture de la volupté qui rappelle les œuvres décadentistes lui valurent un vif succès, de même que son esthétisme parnassien. Il fut adapté pour la scène lyrique en 1906. Deux autres romans: la Femme et le pantin (1898) et Psyché (resté inachevés), ont pour cadre l'époque contemporaine. Le thème de l'amour sensuel y reste cependant prédominant: le premier met en scène une femme fatale avec une très grande intensité dramatique. Un mélodrame, Conchita, en fut tiré en 1911 par Zingarini et Vaucaire, sur une musique de Richard Zandonai; puis un film de Sternberg, The Devil is a Woman, en 1935, avec Marlène Dietrich. Psyché transpose dans le monde moderne les amours mythiques du dieu de l'Amour et de l'Âme. La visée moralisatrice de l'œuvre de Lou˙s y est sensible. Les Aventures du roi Pausole (1901) sont d'une autre veine: il s'agit d'un conte satirique libertin, à la manière du XVIIIe siècle. On lui doit aussi un grand poème (Pervigilium mortis, 1916).

C'est la pensée toute vivante qui dicte le style immortel.
Dès qu'elle a trouvé ce qu'elle cherche, elle n'est plus.

L'amour humain ne se distingue du rut stupide des animaux que par deux fonctions divines: la caresse et le baiser.

L'arbre est né pour se rompre et non pour se plier.

Une page bien écrite est celle dont on ne saurait enlever une syllabe sans fausser la mesure de la phrase.

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