Proverbes et citations

Descartes (René) - citations

Descartes, René (1596-1650), philosophe, scientifique et mathématicien français. Né à LaHaye (aujourd'hui Descartes, Indre-et-Loire), d'un père conseiller au parlement de Rennes, Descartes reçut, de 1607 à 1614, l'enseignement, décisif pour lui, des pères jésuites du Collège royal de LaFlèche. Cette expérience le conduisit à proposer une refondation des sciences, critiquant l'absence de fondement de l'enseignement professé. Il reçut une formation de juriste en 1616 puis entra dans la carrière militaire en 1618, entreprit des voyages, mêla vie scientifique et vie mondaine, avant de se consacrer pleinement à la philosophie. Il passa sa vie entre la France et les Pays-Bas, fuyant les villes, fréquentant les bibliothèques et rencontrant les esprits les plus illustres de son temps, notamment Bérulle, Fermat, Gassendi, Hobbes et Pascal. Il mourut d'une pneumonie à Stockholm, léguant à la postérité une œuvre entourée de légende et imprégnée d'un esprit nouveau. Descartes se consacra principalement à l'étude des vérités premières, racines de toute connaissance (Méditations métaphysiques, 1641; Principes de la philosophie, 1644 et 1647; Entretien avec Burman, 1648), de questions théologiques (Lettres au père Mesland, 1645), de l'homme, tant physiologique que moral (Traité de l'homme, vers 1633; Lettres au marquis de Newcastle, 1645-1646; Description du corps humain, 1648), de la physique (le Monde, vers 1633; Les Météores, 1637; Lettres à Morus, 1649), de l'optique et des mathématiques (la Dioptrique, la Géométrie, 1637; Correspondance avec Mersenne, dès 1629): il s'attela en tous domaines à la "recherche de la vérité", "son principal bien en cette vie" (Lettre à la princesse Élisabeth du 9 octobre 1649). En philosophie, Descartes posa le sujet et l'individualité comme source de la connaissance: la célèbre thèse cogito ergo sum (je pense, donc je suis), que l'on trouve déjà chez saint Augustin et Avicenne, révèle que la seule certitude, sur laquelle doivent être modelées les autres certitudes à établir, est subjective. Sa célèbre devise Larvatus prodeo ("je m'avance masqué") jeta une ombre sur sa théologie et la dimension religieuse de son œuvre; on put y voir le motif pour lequel il abandonna la théorie copernicienne de l'univers après la condamnation de Galilée par l'Église catholique en 1633.

Au lieu que c'est une vertu d'avoir pitié des moindres afflictions qu'ont les autres, c'est une espèce de lâcheté de s'affliger pour les nôtres propres.

C'est proprement avoir les yeux fermés, sans tâcher jamais de les ouvrir, que de vivre sans philosopher.

C'est proprement ne valoir rien que de n'être utile à personne.

Ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon, mais le principal est de l'appliquer bien.

Ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup davantage, s'ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent, et qui s'en éloignent.

Il n'y a personne qui ne désire se rendre heureux; mais plusieurs n'en savent pas le moyen.

Il suffit de bien juger pour bien faire, et de juger le mieux qu'on puisse pour faire aussi tout son mieux.

Je crains plus la réputation que je ne la désire, estimant qu'elle diminue toujours en quelque façon la liberté et le loisir de ceux qui l'acquièrent.

Je mettais entre les excès toutes les promesses par lesquelles on retranche quelque chose de sa liberté.

Je ne suis pas de ceux qui estiment que les larmes et la tristesse n'appartiennent qu'aux femmes, et que, pour paraître homme de coeur, on se doive contraindre à montrer toujours un visage tranquille.

Je pense, donc je suis.

Je prends beaucoup plus de plaisir à m'instruire moi-même que non pas à mettre par écrit le peu que je sais.

Je réputais presque pour faux tout ce qui n'était que vraisemblable.

L'homme n'a de connaissance des choses naturelles que par les moyens de la correspondance avec ce qui tombe sous les sens.

La philosophie donne moyen de parler vraisemblablement de toutes choses, et se faire admirer des moins savants.

La volonté est tellement libre de sa nature qu'elle ne peut jamais être contrainte.

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée... La puissance de bien juger, et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens, ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes.

Les hommes (que les passions) peuvent le plus émouvoir sont capables de goûter le plus de douceur en cette vie.

Les passions sont toutes bonnes de leur nature et nous n'avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leur excès.

Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus.

Lorsqu'on emploie trop de temps à voyager on devient enfin étranger en son pays.

Lorsqu'on est trop curieux des choses qui se pratiquaient aux siècles passés, on demeure ordinairement fort ignorant de celles qui se pratiquent en celui-ci.

Souvent une fausse joie vaut mieux qu'une tristesse dont la cause est vraie.

Page précédente | Retour au sommaire des citations par auteurs | Page suivante